Tomate sous serre : sécuriser et recycler l’eau d’irrigation avec l’ozone
En culture de tomates sous serre, et particulièrement en hydroponie ou en culture hors-sol, la maîtrise de l’eau d’irrigation est devenue un enjeu technique et économique majeur.
La récupération et la recirculation des eaux de drainage permettent de réduire les consommations d’eau et de mieux valoriser les solutions nutritives. Mais la mise en boucle du réseau nécessite également de mieux contrôler la qualité de l’eau, les matières organiques et le développement du biofilm dans les installations.
L’ozone peut être intégré à cette stratégie pour traiter l’eau avant sa réutilisation et contribuer à sécuriser le fonctionnement des circuits d’irrigation.
Vous recyclez déjà vos eaux de drainage ou envisagez de le faire ?
OXYTRADING peut étudier votre installation à partir de votre débit, de vos analyses d’eau et du fonctionnement hydraulique de votre serre. Nous soumettre votre projet.
Pourquoi traiter l’eau d’irrigation d’une serre de tomates ?
Dans une serre moderne, l’eau peut provenir d’un forage, du réseau, d’une réserve d’eau de pluie, d’un bassin de stockage ou d’un mélange de plusieurs ressources.
En culture hors-sol, une partie de la solution apportée aux plantes ressort également sous forme de drainage. Cette eau peut être récupérée, traitée, rééquilibrée puis réutilisée.
Cette recirculation améliore l’efficacité globale de l’installation, mais elle crée également une boucle dans laquelle certains micro-organismes, matières organiques ou dépôts peuvent circuler.
Une mauvaise maîtrise de l’eau peut notamment favoriser :
- une dégradation de la qualité microbiologique de l’eau ;
- le développement de biofilm dans les canalisations ;
- l’encrassement des réseaux et des goutteurs ;
- l’accumulation de matières organiques ;
- la redistribution d’une contamination dans plusieurs secteurs de culture.
Le traitement ne doit donc pas concerner uniquement l’eau entrant dans la serre. Il faut raisonner sur l’ensemble du circuit hydraulique et de recirculation.
Recirculation des eaux de drainage : créer une barrière de traitement
Plus la proportion d’eau recyclée augmente, plus la qualité du traitement des eaux de drainage devient importante.
Une étape de traitement peut être installée entre la récupération des drainages et leur retour vers le système de fertigation.
Différentes technologies peuvent être utilisées selon les caractéristiques de l’installation : filtration, UV, membranes, traitement thermique ou ozonation.
L’intérêt de l’ozone réside notamment dans sa capacité à associer traitement microbiologique et oxydation dans un même procédé, lorsqu’il est correctement dimensionné et intégré.
Quels sont les intérêts de l’ozone pour l’eau d’irrigation ?
Traiter l’eau avant sa recirculation
L’ozone est un oxydant puissant pouvant être utilisé comme étape de traitement de l’eau avant son retour dans le circuit d’irrigation.
L’objectif est de créer une barrière supplémentaire entre les eaux récupérées et les secteurs de culture, avec un niveau de traitement adapté aux caractéristiques réelles de l’eau.
Limiter le développement du biofilm
Cuves, canalisations, rampes et goutteurs constituent autant de surfaces sur lesquelles un biofilm peut progressivement se développer.
Dans une installation correctement étudiée, l’ozone peut contribuer à maîtriser ces phénomènes et à maintenir une meilleure qualité du réseau hydraulique.
Agir sur les matières organiques oxydables
La qualité de l’eau influence directement les besoins du traitement. Une eau contenant davantage de matières organiques ou de composés oxydables aura notamment une demande en ozone plus importante.
C’est pourquoi la puissance d’un générateur ne peut pas être déterminée uniquement à partir de la surface de la serre ou du débit nominal d’irrigation.
Produire l’oxydant directement sur site
L’ozone est produit sur place à partir d’oxygène puis se décompose après réaction. Il permet ainsi d’intégrer une étape d’oxydation directement dans le process de traitement de l’eau.
Où intégrer l’ozone dans une installation hydroponique ?
Il n’existe pas de configuration universelle. Le point d’injection dépend de la qualité de l’eau, de l’architecture des cuves, du réseau existant et de l’objectif du traitement.
Une configuration peut par exemple suivre le principe suivant :
Eaux de drainage → récupération → filtration → traitement par ozone → contrôle → préparation de la solution nutritive → irrigation
Le traitement peut également concerner l’eau d’appoint, une cuve de stockage ou une boucle spécifique de l’installation.
Dans tous les cas, l’objectif est d’intégrer le traitement de l’eau sans perturber la gestion précise de la fertigation.
Pourquoi le dimensionnement d’un système ozone est-il déterminant ?
Deux serres de tomates de même superficie peuvent nécessiter des installations d’ozonation très différentes.
Le dimensionnement dépend notamment :
- du débit d’eau à traiter ;
- du volume journalier ;
- de la qualité de l’eau disponible ;
- du pourcentage de drainage recyclé ;
- de la charge organique ;
- du niveau de traitement recherché ;
- du temps de contact disponible ;
- de l’architecture hydraulique de la serre.
Le générateur d’ozone n’est donc qu’un élément de l’installation. L’efficacité dépend également de l’injection, du transfert gaz/liquide, du temps de contact, de l’instrumentation et de la régulation.
Pour aller plus loin sur ce point, consultez notre article consacré au dimensionnement d’un système d’oxydation à l’ozone.
Une solution complète plutôt qu’un simple générateur d’ozone
OXYTRADING intervient comme intégrateur de solutions d’ozonation. Notre rôle est de définir le système adapté au process existant et non simplement de sélectionner une puissance de générateur.
Selon le projet, l’installation peut intégrer :
- un générateur d’ozone industriel ;
- une alimentation en oxygène ;
- un système d’injection adapté ;
- une pompe de recirculation ;
- un réacteur ou une colonne de contact ;
- une mesure Redox ou d’ozone dissous ;
- un automatisme de régulation ;
- un dispositif de destruction de l’ozone résiduel ;
- une détection d’ozone dans l’air ;
- les sécurités nécessaires à l’exploitation.
Vous pouvez également consulter notre gamme de générateurs et centrales ozone pour le traitement de l’eau.
Tester l’ozone avant de dimensionner l’installation définitive
Lorsque la composition de l’eau, la charge organique ou le fonctionnement du réseau rendent le dimensionnement incertain, une phase d’essais peut être particulièrement pertinente.
Elle permet d’observer le comportement réel de l’eau et de disposer de données complémentaires avant de définir l’installation industrielle.
OXYTRADING propose notamment des essais pilotes ozone sur procédé permettant de valider l’intérêt de la technologie avant investissement.
Une expertise également appliquée aux eaux de process agricoles et agroalimentaires
Les problématiques de recirculation, de charge organique et de maîtrise microbiologique ne concernent pas uniquement les serres.
OXYTRADING travaille également sur différentes applications de traitement de l’eau dans les filières agricoles et agroalimentaires. Vous pouvez par exemple découvrir notre approche du traitement de l’eau de lavage des fruits par ozone.
OXYTRADING accompagne votre projet de traitement d’eau en serre
Notre approche consiste à déterminer où traiter l’eau, avec quel débit et avec quelle configuration technique en fonction du fonctionnement réel de l’exploitation.
Nous pouvons accompagner :
- les producteurs de tomates sous serre ;
- les exploitations hydroponiques et hors-sol ;
- les serristes ;
- les équipementiers d’irrigation et de fertigation ;
- les bureaux d’études ;
- les centres techniques et expérimentaux.
Vous avez un projet de traitement ou de recirculation de l’eau ?
Vous souhaitez traiter votre eau d’irrigation, sécuriser vos eaux de drainage, limiter le biofilm ou augmenter la proportion d’eau recyclée dans votre serre ?
Transmettez-nous quelques informations sur votre installation afin que nous puissions effectuer une première analyse de votre projet :
- débit d’eau à traiter en m³/h ;
- volume journalier ;
- origine de l’eau ;
- analyse d’eau si disponible ;
- pourcentage de drainage récupéré ;
- schéma ou description du circuit hydraulique ;
- objectif principal du traitement.
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