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L’ozone : une technologie verte prometteuse pour réduire les résidus de pesticides sur les légumes

 

Introduction

La présence de résidus de pesticides sur les fruits et légumes constitue une préoccupation croissante pour les consommateurs, les distributeurs et les professionnels de l’agro-alimentaire. Face à des exigences réglementaires de plus en plus strictes et à une demande accrue de solutions écologiques, de nouvelles technologies de décontamination post-récolte émergent.

Une étude scientifique récente publiée en 2025 s’est intéressée à l’utilisation de l’ozone comme méthode de réduction des résidus de pesticides, en particulier l’acétamipride, sur différents légumes couramment consommés.

Objectif de l’étude

 

L’étude avait pour objectif d’évaluer l’efficacité d’un traitement à l’ozone pour réduire les résidus d’un insecticide largement utilisé, l’acétamipride, sur plusieurs légumes frais (notamment tomate, concombre et poivron).

Les chercheurs souhaitaient déterminer si cette technologie pouvait constituer :

  • une alternative plus écologique aux méthodes classiques,
  • une solution efficace sur le plan sanitaire,
  • un procédé compatible avec les exigences de la chaîne alimentaire.

Principaux enseignements

 

Les résultats de l’étude montrent que :

  • Le traitement à l’ozone permet une réduction significative des résidus d’acétamipride présents à la surface des légumes.
  • L’efficacité du traitement varie selon le type de légume et les conditions d’exposition à l’ozone (concentration, durée).
  • L’ozone agit sans introduire de substances chimiques supplémentaires et se décompose rapidement en oxygène, ce qui limite son impact environnemental.
  • Cette technologie peut s’inscrire dans une démarche de sécurité alimentaire renforcée, tout en respectant des principes de durabilité.

Pourquoi l’ozone est-il considéré comme une technologie « verte » ?

 

L’ozone présente plusieurs avantages environnementaux :

  • Pas de résidus chimiques persistants après traitement
  • Réduction potentielle de l’utilisation d’eau comparée aux lavages intensifs
  • Décomposition naturelle en oxygène
  • Compatibilité avec des stratégies de réduction globale des intrants chimiques

Ces caractéristiques en font une option intéressante dans le contexte des politiques de transition écologique et de réduction de l’empreinte environnementale du secteur agro-alimentaire.

Implications pour les professionnels

 

Pour les producteurs, transformateurs et distributeurs, les conclusions de cette étude suggèrent que :

  • le traitement à l’ozone pourrait devenir un outil complémentaire pour améliorer la qualité sanitaire des produits,
  • il peut contribuer à renforcer la confiance des consommateurs,
  • il offre des perspectives d’innovation dans les procédés post-récolte.

Il est toutefois important de souligner que la mise en œuvre industrielle nécessite :

  • une adaptation aux réglementations nationales et européennes,
  • un contrôle strict des paramètres de traitement,
  • une validation à grande échelle selon les filières concernées.

Limites et précautions

 

Comme toute étude scientifique, ces résultats doivent être interprétés avec prudence :

  • les performances peuvent varier selon les conditions réelles d’exploitation,
  • l’ozone doit être manipulé conformément aux règles de sécurité,
  • des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer son efficacité sur d’autres molécules et produits.

Conclusion

 

Cette étude met en lumière le potentiel de l’ozone comme technologie innovante et durable pour réduire les résidus de pesticides sur les légumes. Sans remplacer à elle seule l’ensemble des bonnes pratiques agricoles, elle pourrait constituer une solution complémentaire pertinente dans une approche globale de sécurité alimentaire et de respect de l’environnement.

 


Référence scientifique

Étude basée sur un article scientifique publié en 2025 dans une revue internationale à comité de lecture, disponible sur la plateforme ScienceDirect (Elsevier) :
“Ozone treatment as a green technology for removing acetamiprid residues from vegetables”.

L’article original est consultable via ScienceDirect.

Khaled A. Osman, Ahmed Reda, Nancy Tarek, Alyiaa Mohamed, Rahma Ismaeil, Nourhan Adel, Salah A. Soliman, Nabila S. Ahmed, Ahmed K. Salama, Maher S. Salama,
Ozone treatment as a green technology for removing acetamiprid residues from some vegetables and its impact on the quality of vegetables,
Journal of Food Composition and Analysis,
Volume 146, 2025,107975,ISSN 0889-1575,https://doi.org/10.1016/j.jfca.2025.107975.(https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0889157525007902)