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L’ozone : une technologie de désinfection prometteuse pour les ovoproduits

 

A ce jour, et du fait de la concurrence féroce des différents acteurs, la sécurité microbiologique et la réduction des intrants chimiques deviennent des enjeux stratégiques, l’ozone s’impose comme une alternative crédible aux procédés traditionnels de désinfection dans l’industrie des ovoproduits. Oxydant puissant, généré à partir de l’oxygène grâce à un générateur d’ozone, il détruit efficacement bactéries, levures, moisissures et virus — tout en se décomposant ensuite en oxygène sans laisser de résidus. Son action est très rapide et permet des gains opérationnels. Notre solution unique séduit de plus en plus d’industriels cherchant à concilier sécurité, durabilité et performance fonctionnelle.

 

Ozone et industrie agroalimentaire (IAA)

 

Un désinfectant non thermique et sans résidus

 

L’un des principaux atouts de l’ozone est sa polyvalence et son large champ d’applications. Il peut être appliqué sous forme gazeuse ou dissout dans l’eau pour désinfecter les coquilles, les lignes de cassage, les cuves, les surfaces ou l’eau de process. Contrairement aux désinfectants chlorés, il ne génère ni sous-produits halogénés ni goûts résiduels, et son action rapide permet de réduire la consommation d’eau et les temps de cycle de nettoyage.

Pour les ovoproduits, cette technologie s’avère particulièrement pertinente : les matrices à base d’œuf sont sensibles à la chaleur et à la chimie agressive, deux facteurs susceptibles d’altérer leurs propriétés fonctionnelles (moussage, émulsification). L’O3, utilisé à froid et à doses maîtrisées, permet d’assurer une désinfection efficace sans dégrader la qualité technologique du produit.

 

Des preuves scientifiques solides

 

Plusieurs études confirment l’intérêt de l’ozone dans la filière œuf :

  • Sur les œufs coquille, une étude publiée dans Food Control (Huang et al., 2018) a montré qu’un traitement gazeux à 2–4 ppm d’ozone réduit significativement les charges de Salmonella enteritidis et prolonge la durée de conservation sans effet négatif sur la couleur ou la viscosité du blanc.
  • Sur les ovoproduits liquides, une recherche menée par Patil et al. (2019, Journal of Food Protection) a démontré qu’un traitement à l’eau ozonée permettait d’abaisser de plus de 5 log les flores totales et entérobactéries, tout en maintenant les propriétés d’émulsion du jaune.
  • Enfin, une étude récente de Kim et al. (2022, LWT – Food Science and Technology) souligne que l’ozonation modérée du jaune liquide améliore même la stabilité des émulsions, en raison d’une légère oxydation bénéfique des protéines de surface.

Ces résultats confirment que, bien calibré, le procédé peut conjuguer sécurité microbiologique et maintien des qualités fonctionnelles recherchées dans les ovoproduits.

 

Des applications industrielles concrètes

 

Sur le terrain, de nombreuses entreprises agroalimentaires ont déjà franchi le pas. Elles installent des modules d’ozonation intégrés aux circuits NEP/CIP pour la désinfection de l’eau et des surfaces en ateliers d’ovoproduits. Ces systèmes délivrent de l’eau ozonée entre 1 et 3 ppm, utilisée pour le rinçage final ou le nettoyage des cuves et pasteurisateurs.
Les retours d’expérience font état d’une réduction de 30 à 40 % de la consommation d’eau chaude et de désinfectants chimiques, et d’une amélioration du niveau d’hygiène général des installations (biofilms, surfaces ouvertes, circuits fermés). Bien entendu ces chiffres peuvent varier selon l’environnement, nos équipes sont en mesure de déterminer avec précision les différentes concentrations nécessaires à une efficacité optimale.

Dans certaines usines de cassage, l’eau ozonée est également utilisée en prétraitement des coquilles, permettant de diminuer la contamination croisée avant l’étape de rupture. Le tout sans nécessité de rinçage supplémentaire, ce qui réduit encore les volumes d’effluents.

 

Bonnes pratiques et précautions

 

Comme tout procédé oxydant, l’ozone requiert un pilotage précis : concentration, temps de contact et homogénéité de diffusion doivent être ajustés selon les matrices. Des doses excessives peuvent oxyder les lipides du jaune ou modifier les arômes.
L’intégration d’un destructeur d’ozone résiduel, la mesure en continu du taux dissous (DO₃) et la formation du personnel sont essentiels pour garantir sécurité et reproductibilité.

 

Une technologie d’avenir pour la filière œuf

 

L’ozone répond à trois priorités actuelles du secteur :

  1. Sécurité sanitaire renforcée, avec une efficacité prouvée sur les pathogènes majeurs comme Salmonella.
  2. Réduction des intrants chimiques et de la consommation d’énergie, dans une logique de durabilité.
  3. Préservation des fonctionnalités technologiques, atout majeur pour la formulation et la qualité sensorielle.

À l’heure où la filière des ovoproduits cherche à combiner performance industrielle et responsabilité environnementale, l’ozone s’impose comme un outil stratégique de maîtrise hygiénique, flexible et respectueux du produit comme de l’environnement.