L’ozone dans le secteur viticole et vinicole : applications, avantages et enjeux pour les exploitations professionnelles
Le secteur viticole et vinicole français est reconnu dans le monde entier pour la qualité de ses vins et son savoir-faire historique. Avec près de 750 000 hectares de vignes en France, la filière fait face à de nombreux défis techniques, sanitaires et environnementaux.
Dans ce contexte, les technologies utilisant l’ozone connaissent un développement important dans les exploitations viticoles et les chais. Utilisé sous forme gazeuse ou dissous dans l’eau, l’ozone constitue aujourd’hui une solution d’oxydation et de traitement permettant d’intervenir sur de nombreuses problématiques : hygiène des installations, nettoyage des équipements, maîtrise des contaminations microbiologiques, traitement des eaux ou encore entretien des infrastructures de production.
L’intégration d’un générateur d’ozone dans une exploitation viticole nécessite toutefois une approche technique globale tenant compte :
- des usages visés,
- des contraintes réglementaires,
- des volumes à traiter,
- des matériaux présents,
- des protocoles de sécurité,
- ainsi que des performances hydrauliques et de transfert de masse.
Pourquoi l’ozone intéresse le secteur viticole ?
L’ozone (O₃) est une molécule composée de trois atomes d’oxygène possédant un fort potentiel oxydant. Généré sur site à partir d’air ou d’oxygène, il peut être injecté dans l’eau ou utilisé sous forme gazeuse selon les applications recherchées.
Dans le secteur viticole et vinicole, l’ozone est particulièrement apprécié pour plusieurs raisons :
- absence de stockage de produits chimiques,
- génération « in situ »,
- décomposition naturelle en oxygène,
- absence de résidu chimique persistant,
- efficacité sur de nombreux microorganismes,
- compatibilité avec de nombreux procédés de nettoyage,
- réduction potentielle de certains consommables chimiques selon les applications.
Son utilisation se développe aussi bien dans les vignobles que dans les caves, les chais, les zones de stockage, les lignes de conditionnement ou les systèmes de lavage.
Les ennemis de la vigne et du vin
Comme toute culture agricole, la vigne est exposée à différents agents pathogènes susceptibles d’impacter les rendements et la qualité des productions.
Les exploitations doivent notamment gérer :
- les champignons,
- les levures indésirables,
- les contaminations bactériennes,
- les biofilms,
- les contaminations croisées,
- les problèmes d’hygiène dans les infrastructures de stockage et de transformation.
Dans les caves et les chais, les contaminations microbiologiques peuvent également concerner :
- les barriques,
- les cuves,
- les canalisations,
- les équipements de transfert,
- les matériels de récolte,
- les sols et zones humides.
L’ozone est utilisé dans de nombreux cas pour des opérations de nettoyage, d’oxydation ou de réduction des charges microbiologiques dans les circuits et équipements de production.
Pulvérisation d’eau ozonée sur les vignes
L’une des applications les plus connues de l’ozone en viticulture concerne l’utilisation d’eau ozonée pour la pulvérisation sur les ceps de vigne.
Le principe consiste à :
- produire l’ozone sur site,
- l’injecter dans l’eau,
- utiliser ensuite cette eau ozonée dans les systèmes de pulvérisation.
L’ozone agit par oxydation et par contact direct avec les matières organiques. Cette approche est étudiée dans différents pays pour son potentiel dans certains protocoles de traitement des cultures et de maîtrise des contaminations.
Des recherches et expérimentations ont été menées sur :
- certaines maladies du bois,
- les contaminations fongiques,
- les spores,
- différents agents pathogènes présents sur les cultures.
L’intégration technique repose généralement sur :
- un générateur d’ozone,
- un système d’injection,
- une boucle hydraulique,
- un contrôle des concentrations,
- des dispositifs de sécurité adaptés.
Dans de nombreux cas, les installations peuvent être adaptées sur des pulvérisateurs existants grâce à des unités mobiles ou fixes.
Ozone et irrigation des sols viticoles
L’eau ozonée peut également être intégrée dans certains systèmes d’irrigation afin d’intervenir sur :
- la qualité microbiologique de l’eau,
- certains phénomènes de biofilm,
- l’oxygénation des réseaux hydrauliques,
- l’entretien des installations d’irrigation.
L’ozonation des eaux d’irrigation est étudiée dans différents contextes agricoles pour :
- améliorer les conditions de circulation hydraulique,
- limiter certains encrassements biologiques,
- optimiser certains procédés de ferti-irrigation,
- réduire l’utilisation de certains produits chimiques de nettoyage.
Le système repose généralement sur :
- une injection d’ozone dans l’eau,
- un temps de contact adapté,
- une compatibilité des matériaux,
- un pilotage automatisé,
- une supervision des paramètres de sécurité.
L’installation peut être fixe ou mobile selon la configuration des exploitations.
Désinfection des barriques et des fûts avec l’ozone
Le nettoyage et le traitement des barriques constituent une problématique majeure dans le secteur vinicole. Les exploitations recherchent des solutions efficaces permettant de traiter :
- les contaminations microbiologiques,
- les odeurs,
- les levures indésirables,
- les résidus organiques présents dans les contenants.
L’ozone peut être utilisé :
- sous forme gazeuse,
- ou sous forme d’eau ozonée.
L’eau ozonée est notamment utilisée pour :
- le lavage des barriques,
- le nettoyage des cuves,
- les opérations de rinçage,
- le traitement de certains équipements de cave.
Des exploitations vinicoles internationales utilisent déjà des solutions d’ozonation pour les opérations de nettoyage et d’hygiène des contenants, notamment dans les régions viticoles américaines.
Selon les besoins, les systèmes peuvent être :
- mobiles,
- semi-mobiles,
- ou totalement centralisés dans le chai.
Traitement des chais, caves et infrastructures vinicoles
L’ozone est également utilisé pour le traitement des infrastructures vinicoles dans le cadre :
- du nettoyage des locaux,
- du lavage des équipements,
- de l’entretien des réseaux,
- du traitement des conduites,
- du nettoyage des matériels de production.
Les applications concernent notamment :
- les cuves de stockage,
- les tuyauteries,
- les pompes,
- les équipements de transfert,
- les bennes de récolte,
- les fouloirs,
- les égrappoirs,
- les paniers et matériels de manutention.
Dans certains cas, des armoires ou enceintes spécifiques utilisant l’ozone sont également mises en place pour le traitement :
- des vêtements de travail,
- des bottes,
- des outils,
- des petits matériels utilisés dans les exploitations.
Intégration technique d’un système d’ozonation de l’eau dans un domaine viticole
L’efficacité d’une installation d’ozonation pour le traitement de l’eau ne dépend pas uniquement du générateur d’ozone.
Dans les projets professionnels, les performances reposent également sur :
- la qualité du transfert gaz/liquide,
- le dimensionnement hydraulique,
- les temps de contact,
- les concentrations d’ozone,
- les matériaux compatibles,
- les systèmes de sécurité,
- l’automatisation,
- la ventilation,
- la destruction de l’ozone résiduel.
Une étude technique préalable est généralement nécessaire afin d’évaluer :
- les volumes à traiter,
- les débits,
- les usages exacts,
- les contraintes réglementaires,
- les objectifs opérationnels,
- les protocoles d’exploitation.
Sécurité et réglementation
L’ozone est un gaz oxydant puissant qui nécessite des précautions spécifiques de conception et d’exploitation.
Dans les environnements professionnels, les installations doivent intégrer :
- des détecteurs de fuite,
- des destructeurs d’ozone,
- des systèmes de ventilation,
- des sécurités automatiques,
- des procédures opératoires adaptées.
Selon les usages revendiqués et les marchés visés, certaines applications peuvent également relever de réglementations spécifiques, notamment au regard du règlement européen BPR (Biocidal Products Regulation – règlement UE n°528/2012).
Les usages, allégations commerciales et protocoles doivent donc être étudiés au cas par cas selon :
- le pays,
- le secteur d’activité,
- l’objectif du traitement,
- et le cadre réglementaire applicable.
OXYTRADING : solutions d’ozonation pour la viticulture et la viniculture
Chez OXYTRADING, nous accompagnons les professionnels du secteur viticole et vinicole dans l’étude, le dimensionnement et l’intégration de solutions d’ozonation adaptées à leurs besoins.
Nos interventions peuvent concerner :
- les systèmes de pulvérisation,
- les réseaux d’irrigation,
- les équipements de cave,
- les barriques et fûts,
- les cuves,
- les lignes de nettoyage,
- les infrastructures de production,
- les projets pilotes et essais industriels.
Notre approche repose sur :
- l’ingénierie de procédé,
- le dimensionnement technique,
- la sécurité des installations,
- l’intégration sur équipements existants,
- et l’adaptation aux contraintes opérationnelles des exploitations professionnelles.

